Mur antibruit au long du Boulevard de Wallonie : non à l'abattage des arbres


Les habitants du quartier de Lauzelle ont découvert qu'il faudrait abattre de nombreux arbres pour construire le mur antibruit prévu pour protéger les riverains des nuisances dues au trafic automobile sur le boulevard du Nord. Une mesure obtenue à la demande de l'AH, relayée par la Ville auprès du Service Public Wallon. Les habitants souhaitent bien entendu ce mur, mais ils aimeraient que celui-ci soit construit en veillant à abattre le moins d'arbres possible. Voici la note qu'ils ont rédigée pour expliquer la situation.


Historique d'une initiative citoyenne

En avril 2019, les voisins du Cour Marie d'Oignies, coté nord, et de la rue de Prieuré ont manifesté aux autorités communales leur préoccupation au sujet du projet de construction d’un mur antibruit le long du Boulevard de la Wallonie.  Ils disaient qu’ils étaient opposés à l’abattage de presque tous les arbres, en insistant pour que soit examinée la possibilité d'une autre solution technique qui respecte la biodiversité.  

Il faut aussi savoir que lors d’une réunion qui s’est tenue 24 mai, le Comité de suivi des accès du chantier du parking RER s'est exprimé sur la pétition des habitants, déclarant que "presque tous les arbres seront abattus" pour la construction du mur.

Une invitation à visiter la rue a été acceptée par les Échevins de l’Environnement, de la Mobilité et de l’Urbanisme qui sont venus le 20 juin accompagnés du Directeur du département des services techniques de la commune. Une quinzaine de voisins et invités de l’Association des Habitants (AH) ont accompagné les échevins le long du boulevard de Wallonie pour examiner en perspective l’abattage. Échevins et habitants ont ensuite entamé un dialogue dans un local associatif de l’avenue de Citeaux. Les conclusions des échanges sont résumées ci-dessous.

Que dit le directeur du département des services techniques de la commune

Le mur sera construit en fond de nos jardins car il est ainsi techniquement efficace pour contrôler le bruit. Les techniciens de l'entreprise de construction ont étudié plusieurs alternatives et fait une étude technique sur le bruit : L’alternative retenue "la moins chère”, était la plus efficace contre le bruit et a été dit qu'ainsi l'aménagement paysager serait le meilleur. Pour cela, les arbres doivent être coupés. Une autre solution avec un nouvel emplacement à proximité de la voie ne serait pas efficace pour arrêter le bruit. Cela nécessiterait une autre étude technique sur l'arrêt du bruit et il n'y a pas de temps à perdre car les délais pour la prise de décision sont courts. Le mur aura une hauteur de 2,40m. Avec cet emplacement, seuls les jardins des maisons et les rez-de-chaussée seront protégés, mais pas les étages supérieurs.
Mur antibruit au long du Boulevard de Wallonie : non à l'abattage des arbres

Augmentation de la complexité du projet actuel

Dans l’option de construire le mur en haut de la crête, il faut tenir compte du fait que tous les jardins ne sont pas nivelés et que certains sont peut-être plus grands que d'autres, certains jardins étant déjà en quelque sorte inclinés vers la pente. Il faudra donc faire des travaux de comblement préalable et, en fonction de la déclivité du terrain, prévoir que le mur ne sera pas uniformément haut. La végétalisation du mur prendra probablement 5 ans. Qui va accompagner cette tâche et qui va la payer ? Comment assurer que la végétalisation sera de deux coté du mur ?

Il faut savoir que le mur ne se termine pas aux escaliers de la passerelle. Il continue de l’autre côté de la passerelle vers le sud, et les habitants de ce secteur ont été informés il y a à peine quelques jours de cette affaire et n'ont pas eu le temps de se rencontrer pour discuter.

Cependant, il est déjà possible d’avancer que les maisons de la partie sud du Cours Marie d’Oignies présentent au moins trois caractéristiques : les maisons ont immédiatement après le jardin une inclinaison vers le boulevard très prononcée ou même ont une partie du jardin en pente. Même placé en bout de jardin, le mur ne pourra donc atteindre une hauteur suffisante que pour avoir l’effet escompté. Et si on supprime les arbres, le bruit et les gaz d’échappement ne seront plus du tout filtrés. De plus,  la vue depuis le premier étage des maisons sera élargie à l’autre côté du boulevard, où se construisent des immeubles de 4 a 5 étages, constituant un paysage désagréable et inattendu, sans le moindre élément naturel.

Quelles sont les demandes des habitants

Nous ne renonçons en aucun cas à la construction d’un mur antibruit.

Pour construire le mur, nous avons demandé que l’on étudie la possibilité de ne pas couper les arbres pour des raisons de respect de la nature, de défense contre le bruit et la pollution et de contribution au bonheur des habitants.

Ainsi, le mur antibruit pourrait être construit non pas au fond des jardins ni tout proche du Boulevard de Wallonie, mais à mi-chemin, dans la pente qui n’est pas trop raide, devant le groupe d’arbres à conserver.

Il conviendrait alors avec cette solution d'augmenter légèrement la hauteur du mur végétalisé.

Les avantages de cette option sont de conserver les arbres et ne pas élever au fond du jardin un mur qui bloquerait la vue, la lumière et le passage de petits animaux. L’espace disponible entre les arbres et le mur pourrait être utilisé pour des potagers communautaires. Et, dans les 4-5 mètres restant entre le mur et le Boulevard, on devrait envisager de planter des arbres de haute taille pour mieux lutter contre le bruit et la pollution et pour orner l'entrée de la ville.

Cette option permettrait également d’ériger le mur devant les immeubles à appartement de Notre Maison, rue du Val Saint Lambert, qui, du fait de leur implantation en bord de voirie, sont les plus exposés aux nuisances sonores. Outre l’isolation du bruit, le placement du mur à cet endroit présenterait l’avantage de sécuriser l’accès à la route, le supprimer, et de créer un accès réservé à l’espace consacré aux potagers communautaires via les escaliers.

Quelques conclusions

L'initiative citoyenne a été bien reçue par les autorités de la commune. Les habitants les en remercient. Des responsables de l'AH ont accompagné les habitants et ont manifesté leur intention de travailler avec eux. Les habitants se réveillent pour souscrire à d’autres revendications…

Avant la fin du mois de juin 2019, les habitants de l'initiative écriront à l’Échevin de l'environnement pour l’informer de leurs propositions et demandes dans la perspective de la réunion du Comité de suivi des accès du chantier du RER, prévue le 5 juillet prochain.

À ce jour, deux rencontres sont prévues : une avec l’AH pour complément d’information et pour étudier la réponse à apporter, une autre ensuite avec le Directeur du département des services techniques qui, lors de la réunion, n’avait pas en main l’étude, ni le cahier des charges relatif à la construction du mur, ni le document du permis de construire -susceptibles de fournir davantage d’informations en référence sur la conception concrète du mur, le matériau proposé, la largeur, le support de la végétalisation, etc. Nous souhaitons entendre parler de ces données et de la possibilité ou de l'impossibilité technique de ce mur intermédiaire que nous proposons.



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